GoldenEye

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Après six années d’absence, James Bond est de retour en 1995 avec le mythique GoldenEye. Il s’agit de relancer la saga, d’insuffler un nouvel air dans un monde désormais différent, un contexte géopolitique renouvelé. Face à la nouvelle concurrence, notamment aux films avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, il est primordial de comprendre comment la saga a su trouver une place solide et durable.

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GoldenEye sort après six ans de vide, six ans de problèmes juridiques, entre autres. Le scénario initial que l’on propose juste après Permis de tuer, et avant que débarquent les problèmes que connaitra la production, est une histoire complètement différente se déroulant en Asie. Quelques années plus tard, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson reprennent la barre et proposent à Timothy Dalton un nouveau scénario, semblable à GoldenEye mais avec beaucoup de différences. Surtout, il est bien trop ambitieux, autant sur le plan du récit que des cascades, trop nombreuses et spectaculaires, comme un pré-générique époustouflant mêlant train, voiture et hélicoptère. Mais, à cause du temps qui passe, Dalton ne veut plus faire plusieurs opus, ce que lui demande la production, et passe la main à Pierce Brosnan, qui était déjà suggéré à 1987 mais n’avait pas pu accepter à cause de son contrat sur Remington Steele.

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Le scénario de GoldenEye n’est sûrement pas le meilleur dans la saga James Bond mais il est très intelligent. Comme dans les meilleurs James Bond, les plus réussis, GoldenEye place majoritairement son action dans un seul et unique lieu, Saint-Pétersbourg, ce qui permet toujours d’accroitre la richesse scénaristique, la profondeur et l’intérêt de l’histoire. Aussi, il est ingénieux en  utilisant l’ancien pour faire du neuf, sa volonté de renouveler constamment mais avec de l’ancien est très efficace. Il a également cette intelligence de dresser en première partie, une véritable enquête, et une quasi absence d’action. Comme dans Tuer n’est pas jouer, et encore plus même, dans Permis de tuer, notamment sa deuxième partie, Bond mène une véritable enquête et il n’y a pratiquement pas d’action, ce qui est rare. Contrairement à ce que disent beaucoup de personnes, avançant que cet opus est truffé d’action, on compte seulement deux scènes d’action, sans le pré-générique, la séquence à Saint-Pétersbourg qui compte la fuite dans les archives et la poursuite en char ainsi que le final. On a donc en tout et pour tout un grand quart d’heure d’action spectaculaire et de bonne facture pour plus de deux heures de film. C’est cet aspect qui est vraiment intéressant dans GoldenEye et que l’on retrouvera moins par la suite, notamment dans le prochain opus. Si on met ces deux scènes d’action à l’écart, on constate que le reste du film est constitué de deux types de scènes : des scènes qui retracent l’enquête de Bond et des scènes à suspens. L’enquête de Bond est ainsi constitué d’un espionnage à Monaco, une vraie mise au point au MI6, l’aide d’un contact local à Saint-Pétersbourg, un compromis avec un mafieux et un interrogatoire avec le Ministre de la Défense. Parmi les scènes à suspens, on remarque la « course-poursuite » en voiture, le vol de l’hélicoptère, le sauna, le cimetière et bien entendu, la fabuleuse séquence du train.

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Le séquence du train, d’ailleurs, est une des meilleures scène de la saga. Il s’agit d’une scène très complexe, sous forme de duel digne des plus grands westerns. Martin Campbell a le génie de rendre ce piège fatal très riche en tensions, la séquence se transformant alors en bijou, non seulement scénaristique mais aussi cinématographique. On aura droit à un des meilleurs duels au cinéma. C’est véritablement une séquence qui tape sur les nerfs, qui ne comporte pas d’action, pas de fusillade, pas d’explosion – ou presque -, et qui pourtant, est la plus forte du film. C’est ce genre de séquence qui manquera dans les opus suivants, même si on retrouvera un type similaire de séquence dans Le Monde ne suffit pas, mais de manière moins intense toutefois, en témoignent la séquence du pipeline ou bien les scènes avec Sophie Marceau, riches en tensions. Pour comprendre la construction de cette scène : cliquez ici. On regrettera toutefois dans le scénario beaucoup d’incohérences, et pire, des scènes peu réalistes, voire artificielles. On peut noter ainsi, par exemple, la scène de pré-générique, qui débute bien, certes, mais s’empire avec le temps pour atteindre une fin complètement artificielle, mais on souligne son caractère très divertissant, ainsi que la toute fin, avec des marines cachés et qui se dévoilent lorsque Bond veut embrasser Natalya. Étrange. Heureusement, à part ces quelques maladresses, le récit reste intelligent.

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GoldenEye est clairement le James Bond le plus noir. On aura ainsi l’atmosphère la plus glaciale dans la saga, le film le plus austère, surtout en première partie. GoldenEye conserve en quelque sorte la noirceur des opus avec Timothy Dalton, l’amplifie avec l’image, c’est-à-dire l’atmosphère du film, mais l’atténue avec une interprétation du personnage moins noire et sombre que Dalton. Plusieurs éléments définissent cette atmosphère noire, tout d’abord des décors. On note un Monaco très inquiétant, où a lieu la nuit des représentations théâtrales sinistres, effrayants – notez l’intelligence de la musique lors de ces passages -, où des officiers militaires meurent la nuit, étouffés au lit, et cachés dans des armoires, où des pilotes se font descendre par une femme fatale, où deux voitures rentrent en conflit dans des routes sinueuses, où on se fait agresser dans un yacht, et où, faute au casino mais pas que, l’argent coule à flot. Le décor de Severnaya est également assez sinistre et inquiétant, renforçant cette atmosphère noire et glaciale. Le centre de contrôle de Severnaya est complètement isolé du reste du monde, plongé dans la neige avec un intérieur métallique peu chaleureux et où l’omniprésence de la technologie inquiète. Le MI6, quant à lui, est « mort » puisque Bond débarque la nuit, où on ne retrouve pas la même agitation et folie que le jour. D’ailleurs, M ne semble pas du tout rire. et demande même à Tanner d’arrêter ses « sarcasmes ». Saint-Pétersbourg est constitué d’une boutique de vente informatique à l’extérieur et l’intérieur peu rassurants, d’un bar mafieux mal fréquenté où la chanteuse ne chante que pour elle-même, d’une église terrifiante, d’un hôtel cinq étoiles, on le devine, au sauna peu rassurant, d’un cimetière de statues qui renvoie à toutes les âmes mortes mais aussi à l’URSS d’antan, d’archives très lugubres et enfin d’un train blindé qui ne fait que renforcer cette impression de noirceur.

Toutefois, il n’y a pas que les décors qui rendent l’atmosphère noire et glaciale. Les personnages sont assez sombres. Tout d’abord, Alec Trevelyan est sombre, de par son physique mais aussi par ce qu’il représente, le lien qu’il entretient avec Bond, sa trahison qui fait mal pour le MI6 mais aussi Xenia Onatopp, complètement folle et agressive, prenant littéralement plaisir à faire du mal et à tuer. Le récit, aussi, est très noir puisqu’il s’agit globalement d’une histoire de trahison, puis certaines scènes, comme le massacre que fait Onatopp, sont choquantes, la survie de Natalya à Severnaya est douloureuse et difficile, et tout simplement, l’objectif de Bond reste très sombre, quand on y réfléchit, car il s’agit après tout de tuer un ami. À cela s’ajoute, durant tout le film, la tristesse de Natalya.

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L’omniprésence du passé renforce également cette impression, puisqu’elle apporte de la nostalgie. Le récit, bien entendu, est nostalgique, à cause de la mort de Trevelyan, mais aussi à son histoire personnelle, la mort de ses parentes par exemple. De nombreux éléments figuratifs renvoient au passé, comme la DB5, le cimetière de statues où celles-ci ne sont plus que des reliques d’une URSS conquérante mais ne représentant plus que des ruines du passé, comme Bond finalement, un « dinosaure » comme le précise M, un char, un train blindé. Comme le montre le pré-générique, les éléments de la guerre froide, et particulièrement du bloc soviétique, seront omniprésents durant tout le film. Cette omniprésence du passé, et ces éléments désuets doivent faire face à un univers technologique : hélicoptères de dernière pointe, arme électromagnétique, omniprésence d’ordinateurs, de satellites et des programmeurs. Ce mélange, cette combinaison, rendue d’autant plus ambiguë et explicite par le travail de photographie astucieux, rend le spectateur quelque peu mal à l’aise. On précise que GoldenEye n’est pas dépressif à ce point, le Bond dépressif est pour plus tard, et conserve l’aspect divertissant avec des éléments bondiens : cascades spectaculaires, les femmes, les décors de rêve – et oui -, un plan machiavélique, une base secrète, un casino, la DB5…

On utilise donc de l’ancien, des éléments du passé, pour les combiner avec des éléments bondiens, pour créer du neuf. Toutefois, et durant la première partie du film, ce James Bond – le personnage, on entend ici – appartient au passé, c’est une figure ancienne qui est rentrée en désuétude. Il est présenté comme un superhéros – et littéralement – lors du pré-générique, en agent idéal, invincible. Mais en neuf ans, le monde a changé, l’histoire a changé, l’ennemi a changé, pourtant Bond n’a pas changé, à part qu’il a vieilli et a plus d’expérience de vie, et appartient désormais au passé. Il passe ainsi du Bond, agent superhéros, en homme quelque peu fatigué. On le sent fatigué tout au début du film, et en cela Pierce Brosnan est magistral dans son jeu, lorsqu’il séduit l’évaluatrice ou lorsqu’il dit bonjour à Pierre. Ce Bond-là a parcouru le monde, connait les moindres recoins du globe, et a vécu. Il commet quelque erreurs, ce n’est pas à cause d’un manque d’expérience, peu logique avec les neuf années qui se sont déroulées, mais plutôt à cause de sa fatigue. Il pense ainsi pouvoir arrêter tout seul un hélicoptère à Monaco alors qu’il en est complètement incapable, il est dominé physiquement par une jeune femme, pense pouvoir arrêter toute une organisation criminelle en se rendant seul au cimetière. C’est un Bond qui a du courage, de la volonté, de l’énergie mais complètement dépassé par les évènements, fatigué, ayant perdu ses repères, car ils appartiennent à un monde passé.

Il ne s’agit pas du Bond des échecs – ce sera pour plus tard, dans Le Monde ne suffit pas -, mais du Bond du passé, moqué, malmené, un Bond qui date et qui est toujours remis en question. Comme l’indique M, Bond est resté dans le passé et n’est plus qu’une relique. Ainsi, il essaie de rivaliser à une ferrari avec une DB5, vestige du passé, est malmené par Miss Moneypenny et surtout M. Son entourage a changé et il n’arrive pas à s’adapter, et c’est flagrant lorsque M lui propose du bourbon et non du cognac, comme il en avait l’habitude de boire avant elle. Il est moqué par Zukovsky, son ancien adversaire, dont un de ses hommes finit par avoir le dernier mot. Zukovsky se moque de ses habitudes, de ses valeurs du passé, citant le martini par exemple. Q lui propose une nouvelle voiture, moderne et actuelle, avec plein de gadgets, toutefois Bond ne l’utilisera jamais vraiment.

Bond est donc une figure dépassée, démodée, moquée, malmenée, qui appartient au passé. De plus, il est constamment associé au passé, par Trevelyan qui revient sur l’épisode de la bombe, la mort de ses parents dans une avalanche. Lors de cette confrontation, on note une musique très nostalgique d’Eric Serra. Le lieu appartient au passé, et c’est même pire, car on parle de mythologie lorsque Trevelyan se présente en Janus, ce dieu romain aux deux visages. La scène est très explicite, Bond vient dans un cimetière, lieu du passé, pour parler du passé. Là, il tombe, touché par une fléchette, meurt symboliquement. 

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La symbolique du dieu romain, dieu des passages et des portes, fonctionne puisque Bond, symboliquement, va passer dans le monde actuel lorsqu’il revit. Dès lorsqu’il reprend connaissance, il réussit à se sauver lui mais aussi Natalya d’une situation impossible à résoudre, alors qu’ils étaient en danger de mort imminent. Ensuite, il parvient, à l’aide de quelques armes et d’une ceinture, à s’enfuir des soldats des archives. Il libère par la suite Natalya en bombardant un train avec un char et s’engage avec elle dans une base secrète pour affronter Trevelyan. Lorsqu’il répond à la question habituelle, et finale, de Trevelyan, il prend là une décision personnelle. Il met fin aux habitudes, aux traditions, ne répond plus machinalement pareil, il prend part personnellement à cette affaire et veut repartir véritablement à nouveau, mettre un terme à son passé. Dans GoldenEye, il s’agit surtout d’un combat contre soi-même, Bond se bat contre ses propres démons, contre son propre ego. En deux heures, le film développe beaucoup de thèmes, d’aspects du personnage, et c’est dommage que l’on ne retrouve pas une étude du personnage aussi solide dans les opus suivants, même si, encore une fois, Le Monde ne suffit pas va en ce sens. On voit donc bien que c’était un opus pour Dalton, dès le début, puisqu’il s’agit en quelque sorte d’une continuité des deux premiers opus : dans le premier, Dalton déterminé, tueur professionnel, dans le deuxième, Dalton a la rage et en quête de vengeance, dans le troisième – GoldenEye – Dalton mettant un terme à son passé.

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Toutefois, Pierce Brosnan est superbe, il réussit à apporter quelque chose de très personnel dans son jeu. L’acteur a un jeu très spécifique qui lui est propre et ce jeu rend son interprétation du personnage assez personnel. Certes, il mélange les styles, synthétise chaque approche, l’approche psychologique et profonde de Dalton, l’humour et l’élégance de Moore, la nostalgie de Lazenby, la brutalité de Connery – en témoigne cette attaque dans le yacht. Mais, se dégage également de ce personnage une approche personnelle. On sent ce James Bond moins attachant, car prétentieux et égocentrique, à la fois sûr de lui – notez son assurance lors du dialogue avec Onatopp au début, et notamment lorsqu’il s’adresse au serveur – et blessé, trahi. C’est un Bond qui a vécu, il a déjà connu beaucoup d’expériences, la souffrance. On le sent détaché, peu humain, beaucoup moins que Dalton, un des James Bond les plus humains. On découvrira plus sa sensibilité dans l’opus suivant, lorsqu’il sera triste à cause de la mort de Paris, et encore, beaucoup moins que Dalton, face au corps de son ami Felix. Pierce Brosnan incarne un tueur professionnel, un homme du terrain, il est calculateur, utilise toujours l’environnement pour s’en sortir, une montre laser, une chaine en métal, une échelle, peu importe, il doit toujours avoir une astuce pour réussir. En somme, il s’attache à la mission, pas ou peu aux personnes. Comme il le précise d’ailleurs à Natalya, c’est bien son travail qui le maintient en vie.

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Face à lui, Sean Bean est très charismatique dans le rôle d’Alec Trevelyan. Il s’agit d’un homme rapide, physique, méchant, sadique, qui a attendu des dizaines d’années pour en venir là, pour mener à terme sa vengeance contre l’Angleterre. On notera une lutte à mort, dont la réalisation et le montage sont exceptionnels, très violente, sans merci, face à Bond. Tout comme lui, il est orphelin mais indestructible. Il utilise les faux-semblants pour mener sa vengeance, se dissimule en portant des masques, en cachant son véritable nom, en cachant qu’il vit encore. Les simulacres renforcent sa personnalité, il s’agissait en fait d’un faux ami, d’un faut patriote. Il est intéressant de noter également que la confrontation entre Bond et Trevelyan ressemble à un duel entre deux enfants, deux « voyous » comme dit Natalya. Alors que l’un essaie de déguster un savoureux plat, l’autre va lui barrer la route avec un char. Qui sera le plus fort?

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Malheureusement, et malgré une belle interprétation sincère, Natalya Simonova est beaucoup moins intéressante, l’écriture étant assez faible à son sujet. L’aspect « survie » et femme battante du personnage est intéressant, étant toujours dans l’action alors qu’innocente, essayant de survivre aux explosions, aux kidnappings. Mais, à part cela, le personnage est peu consistant et n’a pas vraiment d’histoire personnelle, de profondeur. M, jouée désormais par la très charismatique Judi Dench, exceptionnelle, critique Bond mais l’estime également. Son respect augmente de plus en plus avec le temps, elle ira jusqu’à dire dans Le Monde ne suffit pas qu’il s’agit de son meilleur élément. A noter que le parallèle avec ce film est intéressant à étudier, puisque, Bond, en quelque sorte, fort de cette expérience, de la mort de Trevelyan, préfère mourir pour mieux re-frapper. Même si l’urgence de la situation dans le pipeline affaiblit cette hypothèse, il est tout de même intéressant de l’établir. La nouvelle Moneypenny, interprétée par la superbe Samantha Bond, très charismatique, est excellente. On notera une participation réussie de Desmond Llewelyn avec une blague finale réussie. Famke Janssen est magistrale dans le rôle de la diabolique et psychopathe Xenia Onatopp. Gottfried John rend également une très bonne participation dans le rôle de Ourumov. On note également un superbe participation de Robbie Coltrane, future Hagrid, avec de superbes répliques, mais qui aura une meilleure implication encore dans Le Monde ne suffit pas. Enfin, c’est avec plaisir que l’on retrouve Tchéky Karyo pour une scène d’interrogatoire avec Pierce Brosnan.

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La réalisation de Martin Campbell est magistrale. Il réussit avec brio à instaurer une véritable et nouvelle atmosphère dans un James Bond. Contre le fond vert et le numérique, même si présent mais en quantité raisonnable, l’équipe utilise des maquettes, des décors reconstitués en grandeur nature et opère de véritables explosions et de véritables cascades. La musique controversée d’Eric Serra est très intéressante et fonctionne avec les images. Elle permet de renforcer l’atmosphère noire et l’univers technologique du film, avec un thème principal magistral, Run, Shoot and Jump, un accompagnement musical superbe pour Moanco, même si les pistes pour Natalya sont moins intéressantes et que la piste non utilisée pour la scène du char catastrophique, heureusement remplacée à la dernière minute par Robert Altman, son chef d’orchestre. Le travail de photographie est très intelligent. Notons également une superbe et emblématique chanson de Tina Turner. Enfin, la période Brosnan signe la meilleure période concernant les costumes dans la saga James Bond. Tous les costumes sont magnifiques et très bien choisis, à part le t-shirt final de Boris, aux couleurs geek, quelque peu ridicule avec la situation.

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Un James Bond moderne donc, qui utilise de l’ancien pour faire du neuf. GoldenEye développe une nouvelle facette du personnage, un James Bond daté, has been presque, qui apprend sur soi et les autres tout au long du film. Pierce Brosnan incarne un James Bond à la fois synthétique de tous les autres et différent, et Martin Campbell réussit à proposer véritablement quelque chose de neuf, notamment une nouvelle atmosphère inédite, mais il faudra attendre 2006 et Casino Royale pour avoir « the » James Bond et pour que Campbell opère un changement aussi signifiant.

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