Dossier – Danse et cinéma

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Danse et cinéma peuvent souvent être associés. On peut danser sur une musique de film, en s’inspirant des pas d’un film, comme un film peut avoir pour sujet la danse ou peut contenir une ou plusieurs scènes de danse. Comme toujours, il ne s’agit pas d’énumérer tous les films comportant ces scènes de danse mais de comprendre les différentes et nombreuses possibilités qu’offre la danse sur le plan de la structure narrative d’un film ou alors sur le plan de la mise en scène en évoquant un éventail d’exemples variés. Le dossier est divisée en deux parties : la première est consacrée pour les films ne portant pas sur la danse et la deuxième sur les films qui ont pour sujet la danse.

Tout d’abord, la danse est un moyen pour un personnage de mieux connaitre son partenaire, de s’approcher de lui et même de le séduire. Elle occupe alors une fonction narrative assez importante et peut amener les rebondissements de situation dans un film. C’est le cas du tango de Sean Connery et Kim Basinger dans Jamais plus jamais, pendant lequel lui s’approche d’elle pour lui apprendre la mort de son frère. La danse permet la séduction, celle d’Antonio Banderas, par exemple, envers Catherine Zeta-Jones, au cours d’un tango impressionnant dans Le masque de Zorro, tout comme Brad Pitt et Angelina Jolie dans Mr and Mrs Smith. La meilleure scène de Batman : Le Défi est la scène de danse entre Michael Keaton et Michelle Pfeiffer, très intense, qui constitue peut-être une des meilleures scène de danse du cinéma, qui permet à chacun des personnages de comprendre l’identité de l’autre, une scène reprise dans The Dark knight rises. Toujours avec le tango, Arnold Schwarzenegger, lui, préfère séduire une ennemie pour lui soutirer des informations dans True Lies. Quant à Johnny English dans le film éponyme, lui rate clairement ses pas de tango, ce qui ajoute une dimension comique à la danse. Mais les personnages se séduisent également grâce à des danses qui ne sont pas standardes, comme la danse folle et peu formelle de Catherine Tramell dans Basic Instinct, la danse culte de John Travolta et Uma Thurman dans Pulp Fiction ou un slow, avec plus de retenue mais tout autant sensuel et endiablé, de Pierce Brosnan et Rene Russo, ou même de Diane Lane, l’infidèle, et Olivier Martinez dans Infidèle. Plus retenu encore, le slow émouvant de Kate Winslet et Josh Brolin dans Last days of summer. Enfin, d’autres se séduisent en dansant de manière beaucoup plus insolite, comme avec des oranges dans Charade avec Cary Grant et Audrey Hepburn. On retiendra également la danse plus lente d’un père qui retrouve sa fille dans 3 days to kill avec Kevin Costner. D’autres, toutefois, se forcent à danser avec des personnes qu’ils haïssent, comme May Munroe dans L’Expert.

La danse peut également être une manière de s’échapper de son quotidien, pendant un court instant. Robin Williams invente une danse culte avec son aspirateur dans Madame Doubtfire, les amants dans Mr Brooks dansent un cha-cha-cha pour oublier leur vie quotidienne, tout comme Tobey Maguire dans le dernier des Spider Man ou encore Leonardo DiCaprio dans Gatsby durant une partie délirante. En parlant de partie, citons les valses du bal au début d’Eyes Wide Shut mais aussi celles des réceptions d’Autant en emporte le vent ou encore des slows du bal de Sens unique, durant lequel Kevin Costner rencontre Sean Young. Autre forme de partie, la fête dans Rabbi Jacob et la danse culte de Louis de Funès. Certains dansent seuls pour oublier leur passé, à l’image de Kim Basinger dans Jamais plus jamais, de Jennifer Lawrence dans American Bluff accompagnée de la musique très « Paso Doble » de Paul McCartney, Live and let die, ou encore de Charlie Chaplin, en pleine improvisation, dans Les temps modernes. D’autres dansent parce qu’ils sont contents, à l’image de Nicolas Cage dans Volte Face ou bien John Travolta dans le même film. Inspirés de Fred Astaire et de Ginger Rogers dans Carioca, Alain Chabat et Gérard Darmon s’improvisent également sur une carioca pour faire patienter les spectateurs d’une salle de cinéma. Bien plus émouvant, Susan Sarandon, improvise une danse totalement joyeuse avec ses enfants, dans Ma meilleure ennemie, afin de partager un moment unique avant de mourir d’un cancer. Quant à Christopher Walken, lui préfère improviser une danse totalement délirante dans King of New York. Dans Fenêtre sur cour, James Stewart quant à lui préfère observer ses voisins, des apprentis danseurs. Enfin, Mission Impossible 4 propose des chorégraphies indiennes pour transporter les spectateurs alors que Bons baisers de Russie priviliégie les danses  gitanes.

Enfin, il existe un très grand nombre de films qui ont pour sujet exclusivement la danse. Des danses collectives ou en duo, comme les slows fox très poétiques de Fred Astaire avec Ginger Roberts ou en compagnie de Cyd Charisse dans La Belle de Moscou et sa fin magistrale par exemple. Beaucoup de films retracent la vie d’une troupe de danse, comme le culte Les chaussons rouges ou Tous en scène qui insiste sur les longues tournées et l’absence d’une véritable vie privée. On retrouve les chorégraphies très audacieuses de Fred Astaire dans Drôle de frimousse avec Audrey Hepburn ou dans Mariage royal avec Jane Powell, dans lequel il danse sur un mur et même le toit. Gene Kelly danse avec Leslie Caron dans Un américai à Paris ou avec un lampandaire, sous la pluie, dans Chantons sous la pluie. Citons également West Side Story avec la rayonnante Natalie Wood.

Plus récemment, Parle avec elle de Pedro Almodóvar et Pina de Wim Wenders rendent hommage à la chorégraphe Pina Bausch quand Tango de Saura rend un hommage sensuel au tango argentin. On retrouve également un tango dans le film hommage à Frida Kahlo, mais le film n’a pas comme sujet la danse. Flamenco, Flamenco, toujours de Carlos Saura, dresse un portrait des musiques, chants et danses du flamenco actuel. Citons également Dance with me avec l’exceptionnel Antonio Banderas, qui exécute un tango argentin magistral, et qui essaie d’enseigner son art aux élèves difficiles d’un lycée des quartiers populaires. Dans Beat Street, les jeunes habitants du Bronx montrent leur talent de hip-hop. Dans Sister Act, Whoopi Goldberg essaie d’enseigner le chant et la danse dans un couvent. Dans Ballroom Dancing, un jeune champion de danse se rebelle en introduisant ses propres figures contre celles imposées par les concours. Dans Black Swan, Aronofsky développe l’enfer du ballet new-yorkais, entre obsession des corps et recherche désespérée de la perfection. Toujours aussi insolite, dans Sept femmes d’âges différents, la danse est évoquée de façon poétique, où chaque jour de la semaine est représenté par une danseuse en commençant par une très jeune danseuse pour terminer par une maître de ballet assez âgée. Plus drôle, Louis de Funès mène sa propre troupe délirante dans L’homme orchestre. Bien évidemment, pour terminer ce dossier sur la danse et le cinéma, citons les incontournables Dirty Dancing dont la scène est reprise dans L’arnacœur avec Vanessa Paradis et Romain Duris, Flashdance, Shall We Dance? avec Richard Gere, Jennifer Lopez et Susan Sarandon, Grease avec les superbes John Travolta et Olivia Newton John, et bien évidemment, La fièvre du samedi soir.

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