Critique et analyse – Desperado

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  • Date de sortie : 27 septembre 1995 (1h47)
  • Réalisateur : Robert Rodriguez
  • Avec : Antonio Banderas, Salma Hayek, Joaquim de Almeida, Steve Buscemi, Danny Trejo, Quentin Tarantino, Cheech Marin
  • -12 ans (France) -17 ans (États-Unis)
  • Allociné spectateurs : 3.4/5

Après El Mariachi, Robert Rodriguez multiplie son budget de cent fois, passant de 7000 à 7 000 000 dollars. Il réunit ainsi pour sa suite Antonio Banderas, Salma Hayek et Joaquim de Almeida pour un divertissement total. Ici, ce n’est pas la profondeur psychologique des personnages qui prime – ou presque – mais bien les scènes d’action, incomparables.

 desperado

Au nord du Mexique, Desperado, le guitariste à la gachette facile, parcourt le pays pour venger sa bien-aimée, abattue par un puissant trafiquant de drogue. Sa route est jonchée des cadavres de ceux qui ont tenté de l’arrêter ou n’ont ps répondu à ses questions.

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Que pleuvent les balles et ce ne sera pas sa détermination qui les arrêtera, bien au contraire. La figure vengeresse, souvent solitaire, est toujours efficace au cinéma, Banderas adopte quelques traits du drifter d’Eastwood et devient le temps d’un film, une légende, un mythe. Venant de nul part et y retournant, non seul il faut le relever, l’ange punitif incarne le spectre de la défunte et n’a comme seul objectif, tel un Terminator, de tuer son assassin. Maîtrisant avec perfection les armes, El Mariachi est invincible, ou presque disons-le, et remplace son cheval et son chapeau de cow-boy par une guitare, notre musicien en cache bien des choses, mais pas que lui. Coïncidence ou non, on comprend vite que tous les guitaristes de la ville sont des postiches puisqu’ils camouflent leur drogue, tout comme le Mariachi avec ses armes sauf que lui était un véritable musicien. En parlant de camouflage, ne nous arrêtons pas ici puisque Salma Hayek, ici propriétaire d’une bibliothèque, cache son argent noir dans ses livres. Ne règne donc que la corruption dans ces étendues désertiques et ces villes plutôt sales du Mexique. Robert Rodriguez dresse un très bon portrait personnel d’un Mexique sale, violent et souillé de vices. L’ambiance instaurée est donc réussie, la ridiculité de certaines situations ainsi que l’exagération d’autres apportent une réelle touche comique, dans la lignée du ton du film, peu crédible mais c’est bien tout l’intérêt. Le spectacle, en effet, est primé dans Desperado et non le portrait psychologique des personnages, ce sont les acteurs qui en apportent. Antonio Banderas, comme toujours, apporte une réelle profondeur et incarne pleinement son personnage, sa facilité pour l’approfondir est même unique et visible avec tous ses jeux. Salma Hayek, sa partenaire, est intéressante, tout comme Joaquim de Almeida et sa crise paranoïaque. On notera également plusieurs caméos qui enrichissent le film. Le montage est assez bon et rend le film très rythmique, surtout lors des scènes d’action, toutes réussies. On peut également noter quelques plans remarquables.

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Occupant plusieurs postes dans ce film dont celui du compositeur, Robert Rodriguez réalise un divertissement total, primant le spectacle et instaurant une réelle ambiance. Ses acteurs, tous remarquables, enrichissent le film. On regrettera un scénario trop faible.

  • Réalisation : 8/10
  • Scénario : 4/10
  • Casting : 9/10
  • Musique : 7/10
  • Ambiance : 7.5/10

Film : 7/10

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