Critique – La isla minima

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  • Date de sortie : 15 juillet 2015 (1h44)
  • Réalisateur : Alberto Rodriguez
  • Avec : Raul Arévalo, Javier Gutierréz, Antonio de la Torre, Nerea Barros, Salva Reina, Jesus Castro
  • Avertissement
  • Allociné spectateurs : 4.1/5
  • Allociné presse : 3.7/5

La isla minima, le nouveau polar ibérique d’Alberto Rodriguez, a remporté dix Goyas cette année. Ce polar pesant se déroulant en 1980, dans la période post-franquiste donc, met en scène un récit assez efficace et surtout est très bien maîtrisé. Cependant, il est loin d’être le film de l’année, comme le dit un grand nombre.

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Deux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie afin d’enquêter sur l’assassinat de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passée, parfois jusqu’à l’absurde et où règne la loi du silence, il vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.

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Le récit est assez classique, toutefois très efficace, mais le manque d’une certaine originalité est regrettable. L’histoire est assez dérangeante et peint deux deux bons portraits de flics différents mais complémentaires dans un sens, dont la profondeur psychologique cependant aurait pu être encore plus importante. Malheureusement, l’enquête est assez négligée et ne sert que d’enrobage pour l’exploration de cette région et non l’inverse, et c’est bien le grand défaut du film. Heureusement, cette erreur n’est pas fatale puisque l’exploration se veut intéressante et permet d’installer une réelle atmosphère, propice à un cauchemar fantasmique. Les décors sont le véritable atout du film. Dans cette région corrompue, véritable panorama entre chaleur épuisante et humidité due au dédale de canaux des marécages du Guadalquivir, règnent bien le secret et le silence. Le passé douloureux hante toujours et les lourds secrets sont toujours présents. Les deux enquêteurs deviennent alors des gêneurs dans cette terre hostile et angoissante. La maîtrise du réalisateur et du directeur de la photographie permet d’instaurer une atmosphère lourde et pesante, créant une tension malsaine et transformant les étendues ensoleillés en un huis-clos terrifiant.

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

Le polar est en effet très bien maîtrisé, ce qui compense l’absence d’originalité. On retrouve une très bonne maîtrise technique dans l’ensemble, notamment lors des courses-poursuites. On peut également noter un montage très intéressant et qui se veut assez efficace. L’interprétation est également très belle, assez solide. Malheureusement, le spectateur ne peut s’attacher aux deux personnages principaux à cause d’une profondeur psychologique limitée.

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

La isla minima est un polar très maîtrisé, assez efficace, qui réussit à instaurer une véritable atmosphère mais qui manque malheureusement d’une certaine originalité.

  • Réalisation : 7/10
  • Scénario : 6.5/10
  • Casting : 7.5/10
  • Musique : 7/10
  • Ambiance : 8/10

Film : 7/10

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