Critique – Daddy Cool (Infinitely Polar Bear)

tumblr_npmxw8PGBe1swvn8mo1_1280

  • Date de sortie : 8 juillet 2015 (1h30)
  • Réalisatrice : Maya Forbes
  • Avec : Mark Ruffalo, Zoe Saldana, Imogene Wolodarsky, Ashley Aufderheide,
  • Tous publics (France) -17 ans (États-Unis)
  • Allociné spectateurs : ?
  • Allociné presse : ?

Daddy Cool (ou bien Infinitely Polar Bear) était projeté hier-soir en avant-première au Champs-Élysées Film Festival. Le film, débordant d’énergie, est une véritable surprise. Traitant avec légèreté un sujet grave, le film réunit un duo d’exceptionnel, en totale symbiose qui entraine le spectateur avec lui.

infinitely-polar-bear-2

Entre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sais plus où donner la tête. Diagnostiqué bipolaire, il suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New York afin de reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres.

infinitely-polar-bear-giveaway-e1426661663642

Infinitely Polar Bear est le premier long-métrage de Maya Forbes, qui est productrice et scénariste. Pour son premier film, la réalisatrice opte pour un oeuvre personnelle et lumineuse. Le récit est presque autobiographique puisque Maya Forbes et sa soeur ont grandi dans une famille plutôt pauvre dans laquelle le père, se nommant aussi Cameron, se remettait d’une dépression nerveuse et la mère est partie trouver de l’argent pour les envoyer dans une bonne école. De plus, l’une des filles du couple, est le véritable enfant de la réalisatrice. Une des chansons de la bande musicale est également chantée par la soeur de Maya, China. On est donc d’emblée touché par ce beau sujet traité avec beaucoup de subtilité. Heureusement, le récit évite les clichés et s’attache essentiellement sur les personnages, proposant un très beau tableau sur un moment de vie difficile, entre rires et larmes, à cause d’un père devenu moins fiable au cours des années. Ce mélodrame sur la reconstruction familiale est véritablement subtil, le spectateur rit beaucoup, et ce n’est pas un rire bête. L’intrigue profite aussi du sujet pour dénoncer également, de manière très subtile encore et en ne pas s’y focalisant heureusement, les moeurs discriminatoires de l’époque.

polar-bear

Le spectateur ne s’ennuie jamais grâce à des personnages très bien écrits, même les seconds rôles. Le combat de ce père bipolaire est très beau et multiple, il y a d’une part la volonté de guérison grâce à la famille, seule véritable remède et de l’autre, être soi-même. Cameron souhaite rester tel qu’il est, homme passionné et libéral, fier de vivre, d’être citoyen et d’aider ses semblables. Ce père maniaco-dépressif est tout en nuances, le père se réfugie dans le burlesque pour éviter la dépression. Ses filles doivent apprendre à vivre avec lui. Infinitely Polar Bear se révèle vite être un bon film sur la paternité. La mère est également géniale, on peut tous comprendre ses sacrifices afin que ses enfants puissent aller dans une bonne école privée et on ne peut qu’admirer son courage. Les acteurs sont tous excellents et composent un jeu très sincère. Mark Ruffalo est magistrale, et après New York Melody, confirme un talent immense. Il apporte beaucoup d’énergie et du charme au film, son jeu est tout en nuances. Zoe Saldana est excellente également, le duo qu’elle forme avec Mark Ruffalo est fascinant, digne d’intérêt. Sa force sans égale rend sa performance digne de celle d’une très grande actrice. Enfin, les filles sont assez matures et optent aussi pour un jeu très sincère.

infinitely-polar-bear

Véritable coup de coeur, Infinitely Polar Bear est un film très sincère, tendre, qui regorge beaucoup d’espoir et donne le goût de vivre. C’est une chronique magnifique sur la dépression, les comportements bipolaires et la reconstruction familiale. Les moments de bonheur que les personnages partagent avec nous sont géniaux et permettent de ne pas voir l’heure défiler.

  • Réalisation : 8/10
  • Scénario : 8/10
  • Casting : 9.5/10
  • Musique : 8/10
  • Ambiance : 9/10

Film : 8.5/10

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s