Critique – Magic in the moonlight

  • Date de sortie : 22 octobre 2014 (1h38)
  • Réalisateur : Woody Allen
  • Avec : Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden
  • Tous publics (France) – 13 ans (Etats-Unis)
  • Allociné spectateurs : 3.7/5
  • Allociné presse : 3.9/5
Aujourd’hui, critique très rapide de Magic in the moonlight de Woody Allen. Malgré ses ambitions, il faut avouer que le nouveau film d’Allen est d’un ennui total. Pourtant, les idées ne sont pas si mauvaises, loin de là!
Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.
Le film n’a pas bien marché aux États-Unis. Le scénario n’est pas au point. Alors que l’idée reste bonne, elle est très mal développée, et on s’ennuie beaucoup. Le déroulement de l’action est peu rigoureux et très lent. On tourne beaucoup, l’intrigue traine. Le scénario développe mal les mystères de l’amour, l’illusion, la magie. Il les mentionne. Prévisible du début à la fin et sans aucunes surprises, le scénario se veut décevant, surtout pour un Woody Allen. Les personnages sont sans circonstance psychologique. Ils ne sont pas travaillés ou le sont mal. Les dialogues sont très lourds et pesants et misent uniquement sur la répétition. Les acteurs sont à l’aise mais pénalisés gravement par des personnages trop légers. Leur interprétation reste juste tout de même  même si elle manque de finesse et d’éclat. Woody Allen opte pour une réalisation assez lourde avec de longues scènes qui accompagnent de longues tirades… A noter cependant une photographie somptueuse et fabuleuse. La piste sonore jazzy est intéressante mais sans nuances malheureusement. 
Woody Allen réalise ici un film honnête et personnel sous forme de jolie fable, malheureusement le fond est très décevant. Peu brillant, peu rigoureux, sans surprises, le film est lent et sans intérêt majeur même s’il s’avère délicat. Allen réussit son hommage aux années folles en réalisant plus une carte postale qu’autre chose. Son tour de magie manque de rebondissements. Reste un hommage honorable.
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