Critique – Nos étoiles contraires

  • Date de sortie : 20 août 2014 (2h5)
  • Réalisateur : Josh Boone
  • Avec : Shailene Woodley, Ansel Elgort, Laura Dern, Nat Wolff, Willem Dafoe
  • Tous publics
  • Allociné spectateurs : 4.5/5
  • Allociné presse : 2.8/5
Je suis allé voir Nos étoiles contraires à cause des critiques des spectateurs, notamment d’Allociné qui classent le film 7ème meilleur film de tous les temps, 2ème meilleure romance, 3ème meilleur drame. Mais finalement, le film se révèle bien trop décevant.
 
 
Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux dans un groupe de soutien pour les malades du cancer.
 
 
Le scénario est très faible. Il n’est pas du tout au point, même s’il a pourtant quelques qualités. Il accumule les clichés les plus habituels, autant qu’on arrive plus à les citer tous. J’en cite un très implicite : les visiteurs dans un musée applaudissent le baiser de Hazel et Gus. Ô que c’est faible! J’en cite un autre aussi : la visite de la maison d’Anne Frank, ô que c’est cliché et surtout très faible de la part des scénaristes qui ne savent pas réfléchir. L’adjectif «irréaliste» qualifie le mieux possible le scénario, qui propose une histoire qui n’est pas du tout crédible. Certes, la romance de Hazel et Gus est très crédible, sur ce point le scénario est réussi. Mais sur le reste, c’est une catastrophe! On se demande pourquoi les scénaristes ont préféré à ce point la facilité et n’ont pas voulu se creuser la tête pour trouver une meilleure écriture. Je ne veux pas citer d’exemples pour ne pas spoiler, mais les cas les plus graves se situent au milieu du film, lors d’un voyage. Tous les personnages ne sont pas approfondis, notamment les secondaires qui sont très archétypaux. Le personnage de l’écrivain est nul, pourtant je n’utilise presque jamais ce mot, ayant bien trop d’estime pour les films, et il détruit l’interprétation de son acteur, talentueux. Il y a certes de l’humour mais on ne rit jamais dans ce film, on peut sourire parfois. Le scénario ne propose donc pas l’exercice, assez dur certes, du mélange des genres, et je pense que le résultat aurait pu être bien meilleur. En effet, pour mieux dramatiser certaines situations, il faut qu’elles soient légèrement comiques, sans trop tomber dans la niaiserie. Les «gags» du scénario ne fonctionnent jamais. Je ne comprends pas ce scénario. On voit bien que les scénaristes n’ont pas voulu se creuser la tête. 
 
 
Le casting reste bon, voire très bon. Les deux acteurs principaux interprètent du mieux possible leur personnage dans cette romance tragique. Ils délivrent ainsi des scènes touchantes et partagent des moments de bonheur alors que leur destin se veut tragique, condamnés à l’avance. Comme cité au-dessus, leur liaison reste crédible et c’est bien l’atout majeur du film. Laura Dern est superbe, livrant une prestation des plus touchantes. Sam Trammell propose un jeu très convaincant également. Willem Dafoe, acteur pourtant très talentueux, est une catastrophe dans ce film, mais c’est dû entièrement à la faiblesse du scénario, parce que l’acteur essaie tant bien que mal de proposer un jeu honorable.
 
La réalisation et la mise en scène sont perfectibles. Elles restent justes et efficaces, mais elles auraient pu être meilleures, surtout sur certaines séquences. Les plans dans la maison d’Anne Frank sont justes mais on ne sent pas l’émotion que les scénaristes auraient voulu que l’on ressente. Cette séquence aurait dû être mieux préparée et plus réfléchie. Dommage car, même si c’est une facilité de la part des scénaristes, on aurait pu ressentir des émotions. A noter aussi que le film est un peu long. La composition du cadre est moyenne lors de quelques petites scènes, mais c’est très anecdotique. La bande originale est décevante, ne proposant pas de réel thème, n’étant composée que de chansons. 
 
 
Trop prétentieux, le scénario très faible pénalise beaucoup le film, accumulant clichés et situations irréalistes. Le film perd son authenticité en voulant être original et le message du film, finalement, n’est qu’une formule publicitaire, en partie à cause d’une histoire trop faible et caricaturale. Disons que le film reste un bon divertissement, alors que Love Story de 1970 est un pur chef-d’oeuvre intemporel.
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