Critique – The Amazing Spider Man 2 : le destin d’un héros

  • Date de sortie : 30 avril 2014 (2h21)
  • Réalisateur : Marc Webb
  • Avec : Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx, Dane DeHaan, Colm Feore, Embeth Davidtz, Campbell Scott Michael
  • Tous publics (France) – 13 ans (Etats-unis)
  • Allociné spectateurs : 3.7/5
  • Allociné presse : 3/5
2 ans après le reboot de Marc Webb, celui-ci reprend la barre du deuxième volet. Marc Webb a su s’imposer avec son reboot, exercice difficile après la précédente très bonne trilogie avec l’excellent Tobey Maguire dans le rôle titre. Cette fois-ci, c’est Andrew Garfield qui joue l’homme araignée, une bonne prestation, qui reste cependant en dessous de celle de Tobey Maguire. L’affiche du film, tout comme la bande annonce, ne m’ont pas du tout donné envie de voir le film, qui apparemment est un film à effets spéciaux comme Marvel aime les faire. Sorti de la salle, j’ai tout de même passé deux heures divertissantes.
 
Dans ce volet, Spider-Man doit concilier sa vie amoureuse et ses lourdes responsabilités, alors qu’il se rend compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp. Spider-Man incarne parfaitement l’adolescent qui n’arrive pas à se jeter dans l’âge adulte, entre amourettes, pirouettes et bol de céréales jamais loin. Le problème, c’est que son acteur Andrew Garfield a désormais la trentaine et est donc obligé de surjouer, pour suivre la volonté du studio Sony et ainsi transformer le personnage en une figure de marketing.
 
Le 1er volet n’était pas extraordinaire, loin de là, mais restait divertissant. Le 2ème s’éloigne encore plus et multiplie les clichés en plus des effets spéciaux pour qu’une grande majorité de scènes d’action deviennent complètement ridicules… que le spectateur rigole – ou se moque? – et passe un bon moment. Quoi qu’il en soit, The Amazing Spider-Man 2 est tout le contraire de la trilogie The Dark Knight, où le pari était de restituer l’histoire d’un super-héro dans un monde réaliste pour créer un thriller.
 
 
L’enjeu principal du film est la romance entretenue entre Peter et Gwen Stacy, jouée avec beaucoup de subtilité par Emma Stone. Les tiraillement amoureux qui préoccupent l’adolescent forment l’essentiel du film, sans tout de même oublier les blagues et les pirouettes. Parfois, et même toujours, la comédie l’emporte sur le spectaculaire. Les scènes ridicules contribuent au comique. Le film devient donc une comédie, alors qu’un élément dramatique va pourtant chercher à casser l’ensemble à la toute fin de film, ou presque. Le scénario multiplie sous-intrigues, la succession des scénettes ne conduit à rien excepté celles de la romance entre Peter et Gwen, qui est aboutie. Le final aurait pu être bien plus intense mais il est gâché par les dix dernières minutes qui ne servent strictement à rien, rien, sauf si ce n’est que pour annoncer un possible The Amazing Spider-Man 3. Véritable faute commise.
 
 
Certains personnages sont négligés, particulièrement ceux des méchants. Electro joué par Jamie Foxx, est presque inutile, submergé à cause de la romance entre Peter et Gwen. On retrouve un Jamie Foxx électrisé, véritable créature à effets spéciaux et rien d’autre, grosse déception. Le personnage est tant ridicule qu’il donne envie de rire. Dane DeHaan incarne Harry Osborn. Très investi, il évoque ses déficiences psychologiques et se préoccupe surtout de sa survie, voué à une mort prématurée. Le personnage joué par James Franco dans la trilogie originelle est un être bien plus torturé, notamment par sa relation avec son père. Ici Harry Osborn doit trouver un stratagème biologique pour survivre. Le scénario limite le potentiel du personnage et de l’acteur. Quant à Colme Feore, celui qui jouait le mari d’Allison Taylor dans la saison 7 de 24, il livre une  prestation tout à fait satisfaisante. 
 
Le film s’ouvre sur une scène d’action impressionnante. Apparemment très peu imaginatifs ou frustrés du travail de Christopher Nolan, Marc Webb et son équipe ont décidé de commencer le film avec une séquence en avion, qui est tout de même réussie. D’ailleurs, c’est la seule scène d’action du film qui est réussie, Marc Webb mènera par la suite une réalisation artificielle avec peu de suspens et de tension. La bande originale est peu convaincante, et je fus très surpris quand on découvre le nom de Hans Zimmer dans le générique de fin. Très étonnant. Les pistes sont mauvaises. On ne retrouve plus la sensibilité du compositeur, comme dans les Dark Knight, Inception, Man of Steel ou même 12 years a slave. Même les pistes censées être douces ne sont pas réussies. Quelle déception! 
 
 
Il y avaient de bonnes intentions, notamment le final mais qui a été gâché par les dix dernières minutes strictement inutiles. Finalement, le film est très léger mais certaines scènes sont ridicules et donnent envie de rire et font passer un bon moment au spectateur au final. Rien de neuf dans ce film. Une déception.
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3 commentaires

  1. Tyler Prokopienko · mai 11, 2014

    Pour les notes Allociné c'est l'inverse 😉
    Sinon assez d'accord avec ton avis ^^

    J'aime

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