Critique et analyse – 3 days to kill

  • Date de sortie : 19 mars 2014 (1h54)
  • Réalisateur : McG
  • Avec : Kevin Costner, Amber Heard, Hailee Steinfeld, Connie Nielsen, Richard Sammel
  • Tous publics (France) -13 ans (Etats-Unis)
  • Allociné spectateurs : 2.7/5
  • Allociné presse : 2/5
3 days to kill était le film du premier semestre 2014 que j’attendais le plus. Plus que 12 years a slave, American Bluff ou encore Philomena. Kevin Costner est un de mes acteurs préférés, je suis sa filmographie de très près et je trouve qu’il ajoute beaucoup de profondeur et de charme à un film simple, comme Richard Gere. Après le très bon Open Range qu’il a réalisé en 2003, il s’est un peu reculé de la scène pour consacrer plus de temps sur son groupe Modern West. Il signe son retour en 2012 avec la mini-série Hatfields and McCoys, puis avec Man of Steel et The Ryan Initiative. Cependant c’est bien 3 days to kill qui marque son grand retour. Un film simple, qui grâce à Kevin Costner, s’éloigne du navet et devient même un coup de coeur.
 
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A 59 ans, Kevin Costner dégage toujours le même charisme. Très à l’aise dans les scènes de combat et celles plus intimistes, il représente tout l’intérêt du film. Kevin Costner arrive toujours à rendre un scénario simple ou moyen très intéressant et plus profond. Prenons par exemple le cas de Mr Brook qui met en scène un tueur en série addict au meurtre. Le scénario reste à désirer bien qu’il soit assez singulier. Cependant l’interprétation de Kevin Costner rend le film assez malsain et dérangeant. C’est le même cas pour 3 days to kill. Le scénario est très simple. Alors qu’il est un agent secret à la retraite, Ethan Renner souffre d’un cancer. Il s’engage dans une dernière mission pour obtenir un traitement expérimental pour le soigner. Dans un même temps, il se rapproche de sa famille. Figure de père en rédemption, ses histoires de famille s’avèrent plus importantes et plus intenses que prévu. Très neesonien ou bessonien, ce film propose un scénario très simple qui alterne scène d’action, scène comique et scène touchante. Un film très simple donc… pourtant Kevin Costner réussit à être émouvant.
 
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On rigole souvent, les scènes humoristiques sont très bien réussies, même si la situation est un peu irréaliste. Le film est très divertissant par ses touches d’humour, bouleversant par ses scènes touchantes et malgré le manque de réalisme dans l’ensemble, la plupart des scènes d’action restent paradoxalement assez réalistes. C’est dans la simplicité que le film devient bouleversant. Kevin Costner essaie de s’approcher de sa famille. Il essaie de renouer avec sa fille et son ex-femme, progressivement. Kevin Costner joue tellement bien que le spectateur a l’impression que l’histoire est vraie, il peut se mettre dans la tête du personnage, pense à ses idées, son vécu et son présent. Le scénario est donc très avantagé par son acteur principal, bien qu’il y ait des faiblesses. On aurait aimé que les rôles des méchants soient un peu plus traités. 
 
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Kevin Costner n’est pas seul. Il est accompagné de trois femmes et doit jongler avec elles pour progresser. Elles représentent trois générations de femmes. Il débarque chez son ex-épouse et sa fille. Connie Nielsen est la grande révélation du film, elle interprète très bien le rôle de l’épouse perdue qui doute de son ex-mari. Sa fille est jouée par la talentueuse Hailee Steinfield, mais dont la prestation reste un peu irrégulière. Elle est peu convaincante dans le début du film mais se rattrape heureusement après le premier tiers passé. Et pour finir le trio de femmes, Amber Heard joue la femme fatale, entre sensualité et mystériosité, patronne de Kevin Costner. Sa prestation est bonne, bien qu’un peu artificielle par moment. Eriq Ebouaney propose un jeu sympathique, attachant. Richard Sammel, très convaincant et charismatique, joue la cible que Kevin Costner doit abattre. On retient moins Tomas Lemarquis, dont la prestation est trop faible à mon goût. Il interprète tous les clichés de l’homme de main à tête menaçante. Trop juste!
 
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Le réalisateur McG tourne très bien à Paris, en quelque sorte l’Istanbul de Taken. Dans ce film Paris est magnifié à merveille. Ville moderne idéale pour le cadre du film. Heureusement tous les clichés sont évités. La bande sonore de Guillaume Roussel est très convaincante avec des pistes très réussies, comme Vélo, il ne suffit que de quelques notes de piano pour ressentir de l’émotion. La piste Baby, également, est très émotive. Une partition dans l’ensemble réussie. 
 
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Kevin Costner is back! Encore une fois, Kevin Costner ajoute toute une dimension à un excellent divertissement, qui devient bouleversant et poignant. Sa présence magnétique rend le film très brillant, entre humour et action. Un coup de coeur.
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4 commentaires

  1. 2flicsamiami · mars 23, 2014

    Plus recommandable que Taken 2 et consort, mais cela reste quand même light dans le genre. Reste, effectivement, la convaincante performance d'un charismatique Kevin Costner.

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