Critique – Le masque de Zorro

  • Date de sortie : 14 octobre 1998 (2h16)
  • Réalisateur : Martin Campbell
  • Avec : Antonio Banderas, Anthony Hopkins, Catherine Zeta-Jones, Stuart Wilson, Matthew Letscher
  • Tous publics (France) – 13 ans (Etats-Unis)
  • Allociné spectateurs : 3.4/5
  • Allociné presse : 3.2/5
Après l’excellent GoldenEye qui a introduit excellemment Pierce Brosnan dans le costume de James Bond, Martin Campbell réalise trois ans après un autre remake, Le masque de Zorro. Un choix audacieux vu le très grand nombre de films et de séries sur le cavalier masqué. Avec un trio d’acteurs très solide, le réalisateur rassemble ses outils et se lance, avec cape et épée, dans le projet.
L’histoire est retravaillée, le mythe est modifié avec soin en instaurant deux Zorro. L’introduction du film est bouleversante : l’ignoble gouverneur Montero démasque Zorro alias Don Diego, tue sa femme et enlève sa fille. Vingt ans après, Don Diego arrive à se libérer avec la soif de vengeance et l’envie de retrouver sa fille, adulte. Il passe alors la main à Alejandro, une connaissance du passé qu’il rencontre par hasard, et la légende débute…
 
Le scénariste a donc fait preuve d’un véritable travail d’écriture pour lancer Zorro sur les bons rails. Alejandro de la Vega doit encore apprendre à se battre et à se défendre pour retrouver le capitaine Love qui a tué son frère et travaille avec Montero. Martin Campbell enchaîne scènes humoristiques et scènes de combat avec beaucoup d’aisance et de finesse. La photographie du film offre une très grande prouesse visuelle. Les cascades équestres sont très bien maitrisées, tout comme la romance entre Alejandro et la fille de la Vega, Elena, qui commence à douter sur l’identité de son vrai père. 
 
Anthony Hopkins est très convaincant dans son rôle, il ressent du dégoût pour Montero qui lui a brisé la vie. Il n’a plus d’espérance jusqu’au jour où il rencontrera Alejandro. Le nouveau Zorro est interprété par Antonio Banderas, qui signe une prestation remarquable. Très charismatique, il convient très bien dans le rôle du justicier masqué et tout comme Don Diego, il éprouve une soif de vengeance envers le capitaine Love qui lui a également brisé la vie. Catherine Zeta-Jones, à la fois charmante et sensuelle, a trouvé un de ses meilleurs rôles dans le rôle d’une femme joyeuse qui va comprendre la vérité au sujet de son père et qui va tomber amoureuse du charme d’Alejandro. Stuart Wilson campe parfaitement le rôle du gouverneur cruel qui adore sa fille adoptive et qui veut acheter la Californie à Santa Anna en utilisant de l’or extrait de sa propre mine. Enfin pour terminer Matthew Letscher joue le rôle du capitaine Love, un assassin au service du gouverneur.
 
 
Martin Campbell relance ce mythe et se différencie des autres films de Zorro. Les acteurs, investis, livrent un jeu d’acteur magnifique. Avec une ambiance à la western notamment due aux paysages, ce film est une totale réussite très qualitative rythmé avec soin. Pour finir en beauté, la musique de James Horner est magnifique avec un thème principal splendide, sûrement l’une des meilleures partitions du cinéma, qui accompagne aussi bien scènes équestres que scènes romantiques, comme la magnifique scène de tango. Un grand film, parfait divertissement.
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